L’expression « variant Frankenstein » est un surnom médiatique et non une dénomination officielle de l’OMS. Elle a été utilisée pour certains recombinants du SARS-CoV-2, mais les noms et lignages circulants changent rapidement. Les symptômes d’un nouveau lignage ne peuvent pas être déduits de son surnom et ressemblent souvent à ceux d’autres infections respiratoires à SARS-CoV-2.
Le variant Frankenstein, de son nom scientifique XFG (Stratus), est un variant hybride du virus du COVID-19 issu de la combinaison de sous-lignées d’Omicron.
Qu’est-ce que le variant Frankenstein ?
Même s’il est considéré comme un nouveau sous-type du virus du COVID-19, le variant Frankenstein est un variant recombinant ainsi baptisé par les médias parce qu’il porte simultanément un grand nombre de mutations. Ce nom relève donc moins d’une classification médicale que d’une image populaire faisant référence à sa structure complexe, « composée de nombreuses pièces ».
Tirant son nom du célèbre personnage de roman Frankenstein, ce variant est apparu en réunissant des composants génétiques de plusieurs sous-types du SARS-CoV-2. Cela signifie que le virus « emprunte » du matériel génétique à différents variants, ce qui peut augmenter à la fois sa transmissibilité et sa capacité à échapper au système immunitaire.
Quels sont les symptômes du variant Frankenstein ?
Les symptômes du variant Frankenstein ressemblent fondamentalement à ceux provoqués par les autres variants du COVID-19. Toutefois, la caractéristique la plus marquante de ce variant est que, comme il porte des mutations de plusieurs sous-types, les symptômes varient d’une personne à l’autre. Chez certaines personnes, la maladie évolue comme un rhume léger, tandis que des symptômes plus sévères peuvent s’observer chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Le variant Frankenstein peut évoluer de façon plus sévère, en particulier chez les personnes immunodéprimées, atteintes de maladies chroniques et chez les personnes âgées. Cela s’explique par le fait que certaines mutations du variant rendent plus difficile la reconnaissance par les anticorps et lui permettent d’échapper partiellement au système immunitaire.
Les symptômes fréquents du variant Frankenstein peuvent être énumérés ainsi :
- Forte fièvre et frissons
- Mal de gorge et difficulté à avaler
- Toux sèche
- Écoulement et congestion nasale
- Maux de tête et douleurs musculaires et articulaires
- Sensation de faiblesse et d’épuisement
- Perte du goût ou de l’odorat
- Gêne respiratoire
- Troubles gastriques et intestinaux
- Toux prolongée et production d’expectorations
Les symptômes du variant Frankenstein se manifestent généralement pendant 3 à 7 jours. Chez certaines personnes, cependant, des symptômes comme la fatigue et la toux sèche peuvent durer jusqu’à deux semaines. La principale différence est que les effets de ce variant peuvent parfois donner un tableau de maladie « semblable à la grippe, mais plus long ».
Comment le variant Frankenstein est-il apparu ?
Le variant Frankenstein est apparu à la suite de modifications génétiques survenues lors du processus de réplication du virus. Ce qui le distingue, c’est que le matériel génétique de plusieurs variants s’est combiné pour former une nouvelle forme. Ce phénomène est appelé scientifiquement « recombinaison ».
Traitement du variant Frankenstein
Le traitement du variant Frankenstein est fondamentalement le même que les protocoles appliqués aux autres sous-variants du COVID-19. En effet, même si ce variant présente certaines modifications de la structure génétique du virus, il appartient à la même famille virale de base, à savoir le SARS-CoV-2. Le traitement est donc planifié en fonction de la sévérité des symptômes, de l’âge du patient, de l’existence de maladies chroniques et de son statut immunitaire.
Les méthodes de traitement utilisées pour le variant Frankenstein sont les suivantes :
- Traitement symptomatique : antalgiques, antipyrétiques, médicaments adoucissants pour la gorge et décongestionnants nasaux.
- Médicaments antiviraux : agents antiviraux autorisés contre le SARS-CoV-2.
- Soins de soutien : apport abondant de liquides, alimentation équilibrée, apport en vitamines et minéraux.
- Assistance respiratoire : oxygénothérapie ou nébulisations dans les cas modérés ou sévères.
- Surveillance et suivi : contrôle régulier du pouls, de la saturation en oxygène et de la température.
- Prise en charge clinique des cas sévères : corticoïdes, anticoagulants et traitements immunomodulateurs.
Les points à respecter pendant le traitement à domicile sont les suivants :
- Pendant le repos, il faut boire beaucoup et préserver le rythme du sommeil.
- Il faut éviter les lieux très fréquentés et s’isoler à domicile.
- La pièce doit être aérée fréquemment et l’hygiène personnelle doit être soignée.
- En cas d’aggravation de la fièvre ou de l’essoufflement, il faut consulter un médecin sans perdre de temps. Il faut éviter toute prise de médicaments inutile et ne pas s’écarter des recommandations du médecin.
En combien de jours le variant Frankenstein guérit-il ?
Le variant Frankenstein peut guérir en 5 à 10 jours. En moyenne, la durée des symptômes de ce variant varie entre 5 et 10 jours. Chez certaines personnes, cependant, des symptômes comme la fatigue, le mal de gorge ou la toux sèche peuvent persister jusqu’à deux semaines.
La période d’incubation du virus est généralement de 2 à 4 jours. Pendant cette période, la personne peut être porteuse du virus sans présenter de symptômes. Les 3 premiers jours suivant le début des symptômes sont la période de contagiosité maximale.
Le déroulement moyen de la guérison peut être résumé ainsi :
- Jours 1 à 3 : apparition d’un écoulement nasal, d’un mal de gorge et d’une légère fièvre.
- Jours 4 à 6 : la toux, la faiblesse et les douleurs musculaires peuvent s’accentuer.
- Jours 7 à 10 : les symptômes s’atténuent progressivement, la fièvre baisse, la respiration devient plus facile.
- Après le 10e jour : l’infection est maîtrisée, mais la toux ou la fatigue peuvent persister encore quelque temps.
Chez certains patients, des symptômes de « COVID long » peuvent être observés. Dans ce cas, la fatigue, l’essoufflement ou les difficultés de concentration peuvent persister pendant des semaines. Dans de telles situations, une rééducation de longue durée et un apport en vitamines sous contrôle médical sont recommandés.
Questions fréquentes sur le variant Frankenstein
Le variant Frankenstein résiste-t-il aux vaccins ?
Certaines mutations de ce variant ont le potentiel d’échapper partiellement au système immunitaire. On sait toutefois que les vaccins actuels contre le COVID-19 assurent toujours une protection importante, en particulier contre les formes graves, le besoin de soins intensifs et le risque de décès. Chez les personnes vaccinées, les symptômes sont généralement plus légers.
Le variant Frankenstein est-il détecté par les tests ?
Oui. Comme les autres sous-types du SARS-CoV-2, le variant Frankenstein donne un résultat positif aux tests PCR et antigéniques. Les tests détectant le matériel génétique du virus, les tests COVID-19 peuvent mettre en évidence l’infection, quel que soit le nombre de mutations différentes que porte le variant. En revanche, pour identifier le type de variant, une analyse spécifique de séquençage génétique est nécessaire.
Le variant Frankenstein est-il mortel ?
D’après les données obtenues jusqu’à présent, le variant Frankenstein n’est pas plus mortel que les variants précédents du COVID-19. Toutefois, en raison de sa forte transmissibilité et de son potentiel d’échappement immunitaire, la prudence est recommandée pour les groupes à risque. Il est notamment indiqué que la maladie peut évoluer de façon plus sévère chez les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques et celles dont l’immunité est affaiblie.
Que faire pour se protéger du variant Frankenstein ?
Le moyen le plus efficace de se protéger de ce variant, comme pour les autres formes de COVID-19, est de respecter les règles d’hygiène et les mesures de base. Porter un masque dans les lieux clos et très fréquentés, veiller à l’hygiène des mains, aérer fréquemment les lieux de vie et tenir à jour son calendrier vaccinal assurent une protection. Par ailleurs, un sommeil suffisant, une alimentation équilibrée et une activité physique régulière contribuent à renforcer le système immunitaire.
Le variant Frankenstein touche-t-il aussi les enfants ?
Oui, il peut aussi toucher les enfants. Dans la plupart des cas, cependant, la maladie évolue avec des symptômes légers. Néanmoins, en cas de symptômes comme une forte fièvre, une toux persistante, une faiblesse ou des difficultés respiratoires, il faut impérativement consulter un pédiatre.
Le variant Frankenstein augmente-t-il le risque de réinfection ?
Oui, en raison des mutations que porte ce variant, une réinfection peut survenir même chez les personnes ayant déjà eu le COVID-19 ou ayant été vaccinées. Ces secondes infections sont toutefois généralement plus légères. La capacité de protection globale du système immunitaire empêche dans une large mesure l’aggravation de la maladie.
Médecins en « Médecine interne » à Anadolu
Questions fréquentes
Qu’est-ce que « variant frankenstein » du covid-19 ?
L’expression « variant Frankenstein » est un surnom médiatique et non une dénomination officielle de l’OMS. Elle a été utilisée pour certains recombinants du SARS-CoV-2, mais les noms et lignages circulants changent rapidement. Les symptômes d’un nouveau lignage ne peuvent pas être déduits de son surnom et ressemblent souvent à ceux d’autres infections respiratoires à SARS-CoV-2.
Quels symptômes ou signes doivent être surveillés ?
Les manifestations dépendent de la cause, de la localisation et de la sévérité. Pour connaître le lignage réellement surveillé, sa circulation et son niveau de risque, il faut consulter les mises à jour de Santé publique France, de l’ECDC et de l’OMS. Un symptôme isolé ne suffit généralement pas à poser un diagnostic ; son évolution et les signes associés comptent aussi.
Comment le diagnostic est-il confirmé ?
Le diagnostic commence par l’interrogatoire et l’examen clinique. Selon le problème, des analyses, une imagerie ou des tests spécialisés peuvent être nécessaires. Le choix des examens dépend du contexte individuel et ne doit pas être remplacé par un auto-diagnostic.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Difficulté respiratoire, douleur thoracique persistante, confusion, coloration bleutée ou altération importante de l’état général lors d’un COVID-19 nécessite une évaluation urgente.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé qualifié.


