Le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune chronique qui touche surtout les glandes lacrymales et salivaires, provoquant sécheresse des yeux et de la bouche. Il peut aussi entraîner fatigue, douleurs articulaires et atteintes d’autres organes. La maladie peut être isolée ou associée à une autre maladie auto-immune.
Le syndrome de Sjögren, qui survient lorsque le système immunitaire s’attaque à des cellules saines, est une maladie auto-immune chronique qui touche en particulier les glandes lacrymales et salivaires. Les brûlures, les picotements et la sécheresse des yeux, ainsi que les difficultés à avaler et la diminution de la salive dans la bouche, en sont les symptômes les plus marquants. La maladie ne se limite toutefois pas à ces régions : elle peut aussi atteindre de nombreux organes comme les articulations, la peau, les reins, les poumons et le système nerveux. En raison de son évolution lente, son diagnostic peut parfois prendre des années. Bien que le syndrome de Sjögren touche généralement les femmes d’âge moyen, il peut concerner des personnes de tout âge. Grâce à un diagnostic précoce et à un traitement adapté, il est possible de maîtriser la maladie.
Qu’est-ce que le syndrome de Sjögren ?
Le syndrome de Sjögren est une maladie chronique et auto-immune qui survient lorsque le système immunitaire s’attaque aux tissus de l’organisme. Dans cette maladie, ce sont surtout les glandes lacrymales et salivaires qui sont ciblées, ce qui entraîne des symptômes marqués comme la sécheresse oculaire et la sécheresse buccale. La maladie peut toutefois ne pas se limiter à la bouche et aux yeux ; de nombreux organes comme les articulations, la peau, les reins, les poumons et le système nerveux peuvent aussi être touchés. Le syndrome de Sjögren peut survenir isolément, sous sa forme primaire, ou en association avec d’autres maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus. Cette maladie d’évolution lente se développe généralement sur plusieurs années, et les symptômes peuvent s’aggraver avec le temps.
Quels sont les symptômes du syndrome de Sjögren ?
Les deux symptômes les plus connus du syndrome de Sjögren sont la sécheresse oculaire (kératoconjonctivite sèche) et la sécheresse buccale (xérostomie). La maladie présente cependant un éventail de symptômes beaucoup plus large. Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre selon l’organe atteint et la gravité de la maladie.
Les symptômes du syndrome de Sjögren peuvent être énumérés ainsi :
- Sécheresse oculaire
- Sécheresse buccale
- Douleurs et gonflements articulaires
- Sécheresse cutanée et éruptions
- Fatigue et faiblesse excessives
- Sécheresse de la gorge et enrouement
- Difficulté à avaler
- Caries dentaires fréquentes et récidivantes et problèmes gingivaux
- Sécheresse vaginale (chez la femme)
- Augmentation de volume des ganglions lymphatiques
- Dans de rares cas, atteinte pulmonaire, rénale ou du système nerveux
Qui est touché par le syndrome de Sjögren ?
Le syndrome de Sjögren peut survenir à tout âge, mais il est le plus souvent diagnostiqué chez des adultes âgés de 40 à 60 ans. Il est 9 à 10 fois plus fréquent chez la femme que chez l’homme. Le risque est plus élevé chez les personnes ayant une prédisposition génétique et chez celles ayant des antécédents familiaux de maladie auto-immune. Par ailleurs, la probabilité de développer un syndrome de Sjögren augmente chez les personnes atteintes de maladies du système immunitaire comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux systémique ou la sclérodermie systémique.
Quels sont les facteurs de risque du syndrome de Sjögren ?
Bien que la cause exacte du syndrome de Sjögren ne soit pas connue, on pense qu’une prédisposition génétique et des facteurs environnementaux interviennent dans l’apparition de la maladie. Le système immunitaire réagit de manière anormale à un déclencheur inconnu et s’attaque aux glandes salivaires, lacrymales et autres tissus glandulaires de l’organisme. Avec le temps, cette situation altère le fonctionnement des glandes et provoque les symptômes de sécheresse.
La probabilité de développer un syndrome de Sjögren est plus élevée chez les personnes suivantes :
- Sexe : il est plus fréquent chez la femme.
- Âge : il est le plus souvent diagnostiqué entre 40 et 60 ans.
- Antécédent de maladie auto-immune : le risque d’association avec des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou la sclérodermie est élevé.
- Antécédents familiaux : le risque augmente chez les personnes ayant des cas de maladie auto-immune dans leur famille.
- Prédisposition génétique : certaines variations génétiques du système immunitaire peuvent augmenter le risque de maladie.
- Déclencheurs environnementaux : certaines infections virales ou une exposition prolongée à des toxines peuvent déclencher la maladie.
Comment diagnostique-t-on le syndrome de Sjögren ?
Le diagnostic du syndrome de Sjögren repose sur l’évaluation des symptômes et sur l’utilisation combinée de différents examens. Aucun examen ne permet à lui seul d’affirmer la maladie ; une évaluation à plusieurs niveaux est donc réalisée. On recherche d’abord les plaintes de sécheresse oculaire et buccale, les douleurs articulaires et les autres symptômes. La production de larmes et la fonction des glandes salivaires sont mesurées. Des analyses de sang recherchent les anticorps fréquemment présents dans les maladies auto-immunes (anti-SSA/Ro et anti-SSB/La). Pour le diagnostic de certitude, un petit prélèvement de tissu est parfois réalisé à l’intérieur de la lèvre (biopsie des glandes salivaires accessoires).
Quel médecin consulter pour un syndrome de Sjögren ?
Le syndrome de Sjögren étant une maladie auto-immune, il est généralement suivi par un rhumatologue. Toutefois, comme la maladie touche différents organes tels que les yeux, la bouche, la peau, les poumons ou les reins, une approche pluridisciplinaire peut être nécessaire. Dans ce cadre, un ophtalmologue pour la sécheresse oculaire, un chirurgien-dentiste pour la sécheresse buccale et les problèmes dentaires, un dermatologue pour les problèmes cutanés et, en cas d’atteinte pulmonaire, un pneumologue peuvent également faire partie de l’équipe soignante.
Traitement du syndrome de Sjögren
Il n’existe pas de traitement curatif du syndrome de Sjögren ; différentes méthodes thérapeutiques sont toutefois appliquées pour maîtriser les symptômes, améliorer la qualité de vie et prévenir les lésions d’organes. Le plan de traitement est personnalisé selon les organes touchés par la maladie, l’intensité des plaintes et l’état de santé général du patient.
Pour traiter la sécheresse oculaire, on utilise des larmes artificielles en gouttes, des gels ou des pommades ophtalmiques hydratantes. Dans les cas plus sévères, des actes médicaux permettant de préserver l’humidité en obturant les canaux lacrymaux peuvent être réalisés. Pour réduire la sécheresse buccale, on privilégie la mastication de chewing-gums sans sucre, des médicaments stimulant la sécrétion salivaire (pilocarpine, céviméline) ou des hydratants buccaux spécifiques.
En cas de douleurs et d’inflammation articulaires, le médecin peut prescrire des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Dans les cas plus graves, des médicaments agissant sur le système immunitaire (méthotrexate, hydroxychloroquine, azathioprine) peuvent être utilisés. Chez les patients présentant une atteinte pulmonaire, rénale ou du système nerveux, des corticoïdes et des traitements immunosuppresseurs sont administrés. Des contrôles médicaux réguliers sont indispensables pour évaluer l’efficacité du traitement et surveiller les effets indésirables.
Comment les patients atteints du syndrome de Sjögren doivent-ils s’alimenter ?
Dans le syndrome de Sjögren, l’alimentation doit viser à soutenir le système immunitaire, à réduire l’inflammation et à atténuer les symptômes de sécheresse. Certains aliments peuvent accentuer la sécheresse buccale, tandis que d’autres peuvent réduire les plaintes en abaissant le niveau d’inflammation.
Les recommandations alimentaires pour les patients sont les suivantes :
- Boire beaucoup d’eau : boire de l’eau à petites gorgées tout au long de la journée atténue la sécheresse buccale.
- Utiliser des chewing-gums ou des pastilles sans sucre : ils augmentent la sécrétion salivaire.
- Consommer des aliments riches en acides gras oméga-3 : le saumon, le maquereau, les noix et les graines de lin réduisent l’inflammation.
- Augmenter la part de fruits et légumes frais : les aliments riches en antioxydants soutiennent la santé immunitaire.
- Limiter les aliments transformés et l’excès de sucre : ils peuvent augmenter l’inflammation.
- Éviter les aliments salés : ils accentuent la sécheresse buccale et provoquent la soif.
- Éviter la caféine : elle peut aggraver la sécheresse buccale et oculaire.
- Privilégier les aliments mous et humides : ils facilitent l’alimentation chez les patients ayant des difficultés à avaler.
- Assurer un apport protéique équilibré : il soutient le système immunitaire et préserve la santé musculaire.
L’alimentation ne remplace pas à elle seule le traitement du syndrome de Sjögren, mais elle soutient la prise en charge. Par ailleurs, pour préserver la santé dentaire, des contrôles réguliers chez le chirurgien-dentiste et le renforcement des habitudes d’hygiène bucco-dentaire sont importants.
Le syndrome de Sjögren est une maladie qui peut durer toute la vie et toucher de nombreux systèmes d’organes. Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif, il existe aujourd’hui des méthodes thérapeutiques efficaces pour atténuer les symptômes, prévenir les lésions d’organes et améliorer la qualité de vie. Des contrôles médicaux réguliers, le respect du traitement médicamenteux, la préservation de la santé oculaire et bucco-dentaire et l’adoption d’habitudes alimentaires saines facilitent la vie avec la maladie. En gérant correctement leurs symptômes, les personnes atteintes du syndrome de Sjögren peuvent mener une vie active et productive.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que syndrome de sjögren ?
Le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune chronique qui touche surtout les glandes lacrymales et salivaires, provoquant sécheresse des yeux et de la bouche. Il peut aussi entraîner fatigue, douleurs articulaires et atteintes d’autres organes. La maladie peut être isolée ou associée à une autre maladie auto-immune.
Quels symptômes ou signes doivent être surveillés ?
Les manifestations dépendent de la cause, de la localisation et de la sévérité. Le diagnostic repose sur les symptômes, l’examen, des tests lacrymaux ou salivaires et des analyses d’autoanticorps ; une biopsie des glandes salivaires mineures est parfois utile. Un symptôme isolé ne suffit généralement pas à poser un diagnostic ; son évolution et les signes associés comptent aussi.
Comment le diagnostic est-il confirmé ?
Le diagnostic commence par l’interrogatoire et l’examen clinique. Selon le problème, des analyses, une imagerie ou des tests spécialisés peuvent être nécessaires. Le choix des examens dépend du contexte individuel et ne doit pas être remplacé par un auto-diagnostic.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Une douleur oculaire importante avec baisse de vision, un essoufflement nouveau, un déficit neurologique ou une altération rénale suspectée justifie un avis rapide. Une sécheresse buccale durable mérite aussi un suivi dentaire en raison du risque de caries.
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé qualifié.